Une nouvelle vie pour Jenny.
First
Jenny, c'est mon prénom. J'ai seize ans, et je vis... Enfait, je vis un peu partout. Je suis orpheline depuis mes 5 ans. Dans la mesure où personne n'a jugé bon de me prends en charge, j'ai fini dans des foyers, dans des familles d'accueil. Des familles d'accueils toutes aussi étranges les unes que les autres. Mais au moins, la plupars du temps j'avais ma chambre ... Ce qui n'est pas forcement le cas des foyers.
Bref, il parait que je suis une fille très jolie. Peut-etre que oui, peut-etre que non. Je ne sais pas à vrai dire. Je suis grande, mince. J'ai des cheveux noirs et des yeux bleus.
J'écoute du rock, et j'ai horreur qu'on me dicte ce que je dois faire.
Si je ne suis jamais restée plus de 3 mois dans la même famille, c'est parce que mon caractère ne s'y prete pas. Je suis désagréable et plûtot méchante. J'n'ai jamais eû d'ami. Quesque je pourrais bien faire d'un ami?
Des petit-copains? Non, non faut pas rêver. Je ne supporterais pas qu'un mec me répète tout la journée qu'il m'aime, pour que je finisse dans son lit.
J'aime l'alcool, je fume, mais je ne me drogue pas. Je veux pas finir en taule parce qu'on m'aurait coincé avec d'la drogue sur moi.
La directrice du foyer dans lequel je suis aujourd'hui m'a annoncé il y à trois jours, qu'une fois de plus, j'allais aller dans une famille qui s'occuperais de moi, qui m'aiderais à construire mon avenir et patati et patata. Ras le bol moi d'entendre ca à chaques fois.
Me voilà de nouveau dans son bureau. Mme SIMON que je supporte depuis plusieurs années, m'a encore convoqué.
Je m'asseois de façon nonchalante sur un des fauteuils inconfortables de la pièce. Elle veut prendre la parole, mais elle semble hésiter. Comme d'habitude.
Cette femme n'est absolument pas méchante, mais qu'est-ce-que je déteste me retrouver dans cet endroit. En général, elle me fait asseoir, me regarde d'un air grave, et fini par enfin me parler.
Mais cette fois-ci, ca ne se passe pas comme ça.
Elle est adossée à son siège, en train de fixer un papier, qu'elle tient entre ses doigts fins.
<<- Bon Jenny... On ne sais plus quoi faire de toi. Pourquoi n'essaies-tu pas de faire des effords?
- Des effords? Mais j'y peux rien moi si les gens chez qui je vais me rendent de mauvaise humeur. Puis en plus, à chaques fois y'a des animaux, et je déteste les animaux!
- Tu détestes les humains autant que les animaux . Mais tu es sur une planète peuplé d'êtres humains, il faudra bien t'y faire... En tout cas, je tiens entre les mains, la dernière chance que tu as de sortir de ce foyer. Tu comptes la saisir cette fois ou non?
- Oui... Peut-être.
- C'est oui, ou c'est non. D'autres personnes attendent d'avoir une famille. Alors c'est la dernière fois que nous t'en proposons une...
- Bon, dans ce cas, je suis d'accord.>>
Elle me remet la fameuse feuille qui se trouvait entre ses mains, et m'indiqua la sortie.
En fin de compte, il faudra que je m'y fasse. Je ne veux pas moisir ici jusqu'à ma majorité. Et puis avec un peu de chance, ils n'auront pas d'animaux, et surtout, peut-être qu'ils seront un peu civilisés.
Je remonte dans ma chambre. J'observe chaques centimètres. Toutes ces parties de la pièce me rappellent un instant, ou un sentiment. Je passe ma tête par la fenêtre, en espérant ne plus jamais mettre les pieds dans cette cour minable.
Je suis vraiment déterminée à faire des effords cette fois, parce qu'au fond, j'ai le droit au bonheur moi aussi.
Voilà trois jours que Mme Simon m'a remis les coordonnée de ma nouvelle Famille. Ca craint. Ils ont un chat, deux fils, mais le pire, c'est qu'ils habitent en Allemagne. Et dans la mesure où mon Allemand est vraiment approximatif, je suis inquiète. Quoi que, ça me fera une excuse pour ne pas leur parler.
Mes valises sont prêtent. J'attends dans le hall que mon taxi arrive. Puis j'prendrais le train direction l'Allemagne. Mme Simon semble satisfaite d'avoir réussi à se débarasser de moi. Au fond de moi, je sais que je suis un peu triste de quitter cet endroit. Après tout, j'y vis depuis longtemps.
La directrice me prend dans ses bras en voyant la voiture arriver.
<<- Tu vas me manquer quand même . N'oublies pas que tu es une fille bien. Tu m'appelleras?
- Ouais je vous appellerais, promis =)>>
Je prends mon unique bagage, et le fais rouler jusqu'au Taxi. Le conducteur me le prend, et le pose dans le coffre. Je m'installe sur la banquette arrière, et regarde par la fenêtre. Je vois Mme Simon et quelques surveillants me faire de grands signes auxquels je réponds. J'éprouve un sentiment de tristesse en voyant le paysage qui commence à défiler. D'abord les bâtiments, puis cette grand allée entourée d'arbre disparaissent.
J'allume mon MP3, et met en place les oreillettes. MIYAVI résonne dans ma tête. Je m'endors finalement sereine.
"Une heure plus tard"
<<- Mad'moiselle, vous êtes arrivée. Votre train ne vous attendra pas.>>
J'émerge un peu et me rends compte que je suis devant la gare. Je récupère ma valise et remercie vaguement le chauffeur.
J'entre à l'intérieur de cet immense bâtiment. Ce n'est pas la première fois que j'y met les pieds, mais il y flotte toujours cette drôle d'atmosphère qui m'envoûte.
Le train est arrivé en gare. Je monte dedans. J'entre dans ce wagon qui me mène vers un endroit qui m'est plus qu'étranger. Je ne sais pas du tout à quoi m'attendre.
Je regarde le paysage défiler. Après plusieurs arrêts, le mien arrive. Je sors. Il fait frais, je ne sais pas quelle heure il peut être. Ca m'est égal enfait. Je cherche du regard ce qui pourrait ressembler à ma famille. Je les aperçois, souriants, l'air heureux. Je me décide à m'approcher. Ils me dévisagent et me sourient. En voyant que je ne leur répond pas, ils m'entraînent dehors. On se dirige vers le parking. Il m'indiquent leur voiture, chargent ma valise. Je m'y installe. J'ai l'impression que cette voiture ne date pas d'hier, et qu'elle à vécu un paquet de choses.
Ils me parlent. Je me contente de leur répondre. Je n'ai pas envie de discuter. Jenny n'a jamais envie de discuter.
Nous finissons par nous arrêter, après une bonne heure de route, devant une grande maison, fleurie et bien entretenue. Ils me font entrer. Je me trouve dans un grand Hall.
Ils me font visiter la maison, puis me montrent ma chambre. Je suis presque ému de voir combien cette chambre peut me ressembler. Ils ont dû demander à Mme Simon, quels étaient mes goûts. Je me retourne et leur adresse pour la première fois un sourire. Le sourire d'une enfant devant quelque chose qui lui semble merveilleux.
Ils me laissent m'installer. Je dispose toutes mes affaires dans chaques recoins. J'accroche quelques photographies aux murs et m'asseois sur mon lit. Il est hyper confortable. J'ai presque hâtes d'être cette nuit pour m'y endormir.
Je descend finalement. Il y a en effet deux garçons. Un gars assez grand, un autre plus petit.
Sous l'oeil limite méchant de leur parents, ils se décident à lever la tête pour me regarder. le plus petit m'adresse un faible sourire, tandis que l'autre se contente de me regarder.
Ils me disent un simple bonjour, mais le plus grand reste comme figé. Je suis génée par son attitude. Je ne sais pas quoi faire, ni quoi dire.
Je m'installe à table pour manger. Je suis en bout de table. je suis crispée par ce silence...
Puis le plus petit prend la parole, et une ambiance chaleureuse et familiale remplace la tension.
Effectivement, c'est pas une famille comme les autres...
Ca serait vraiment cool d'avoir vos avis à tous.